Le ballon
Seuil, amer ventre qui nourrit la chair, le silence amputé de l’ombre ne laisse aucun reflet s’étendre sur la surface du miroir, là, où la silhouette du mort traverse les espaces engourdis, à la charnière de nos deux corps les nerfs tendus se disloquent et le crâne vissé au cou se détache comme un ballon pour s’élever dans l’espace vide où se construit son seul mouvement, sans couleur et sans bruit, comme un rêve qui, muettement, s’attacherait à sa destruction. |